Contexte
Qui publie. @lefigaro — le compte TikTok officiel du quotidien, extrait du Club Le Figaro Culture présenté par Eugénie Bastié. L'extrait est la promotion de l'épisode complet du Club Le Figaro Idées du 17/09/2026, « L'école face au séparatisme islamiste en France », avec Souleimane et l'historien Iannis Roder (disponible en vidéo et podcast sur le site du Figaro). Qui parle : Omar Youssef Souleimane, écrivain franco-syrien exilé de Syrie, auteur chez Plon — son livre en cours, Les Héritiers de la haine, sort à la rentrée 2026 et fait l'objet d'une couverture presse conséquente. Transcription intégrale (75 s) : « Quand je leur demande : allez, décrivez-moi votre France, le premier mot qui domine toutes les classes, toutes les classes depuis 2020 — ça j'ai vraiment confirmé — c'est le mot raciste. C'est-à-dire la France, c'est le pays du racisme. Deuxièmement, la France est un pays sale. Troisièmement, la France est le pays de la violence policière. Alors, pourquoi le racisme ? Là il faut vraiment… c'est un long discours, ce que j'analyse précisément dans ce livre. Ça vient de plein de raisons, ça vient de la France insoumise qui domine l'éducation nationale, ça vient de certains syndicats. — Vous dites que la France insoumise domine l'éducation nationale ? — Absolument. C'est-à-dire que les professeurs sont dans cette… basiquement les professeurs, il y a une ambiance LFI, par exemple. Après avoir publié mon avant-dernier livre [Les Complices du mal], plusieurs profs ont refusé que je vienne dans leur classe. Pourtant, moi, je ne parle jamais de LFI, jamais. Je ne parle jamais de la gauche. (…) Je parle de sujets simples avec des jeunes, je les écoute, parce que je leur dis toujours : je ne suis pas votre prof, je viens ici deux heures, on ne va jamais se revoir, il n'y a pas de notes, vous dites tout ce que vous voulez. Eh bien, on m'a blacklisté, on ne m'invite jamais dans les classes. » CRÉDIT : SOURCE TikTok (Le Figaro).
Enjeux
Fact-check, affirmation par affirmation. (1) LES TROIS MOTS (« raciste, sale, violences policières ») : TÉMOIGNAGE DIRECT, PLAUSIBLE ET DOCUMENTÉ DANS SON PRINCIPE — Souleimane anime des ateliers d'écriture dans des établissements scolaires depuis 2020 (Bobigny, Montreuil, Créteil, Champigny…), fait documenté par Le Figaro Vox (14/09/2026) qui publie les extraits de son livre décrivant le « sentiment profond de mise à l'écart » des élèves ; sa méthode « je ne suis pas votre prof, il n'y a pas de notes » y est décrite. La présence d'un ressentiment anti-France chez une partie des élèves qu'il rencontre est corroborée par d'autres enquêtes (inspection générale, témoignages d'enseignants) — sans que « toutes les classes » puisse être généralisé : c'est SON expérience d'intervenant, pas une statistique. (2) « LFI DOMINE L'ÉDUCATION NATIONALE » : THÈSE DE L'AUTEUR, PAS UN FAIT — le Figaro lui-même la lui fait préciser à chaud (« Vous dites que… ? — Absolument ») ; aucun sondage ni étude ne documente une « domination » ; la répartition politique des enseignants fait débat (certains sondages montrent des enseignants plus à gauche que la moyenne, ce qui n'équivaut pas à une domination LFI ni à un endoctrinement). (3) LE BLACKLISTING SCOLAIRE : SON TÉMOIGNAGE — plusieurs profs auraient refusé sa venue après Les Complices du mal ; invérifiable en l'état, à prendre comme son récit. (4) L'HOMME ET LE CONTEXTE : DOCUMENTÉ — Les Complices du mal (2025) a valu à LFI une saisine du juge des référés pour examiner le contenu avant publication (15/09/2025), demande déboutée, Plon confirmé ; il est auditionné sur les liens entre mouvements politiques et islamisme ; il assume une position médiatique offensive (« les islamistes utilisent LFI comme un cheval de Troie »). (5) LA FONCTION DU CLIP : PROMOTION — extrait éditorialisé du Figaro, diffusé pour vendre l'épisode et le livre.
Sens de l'événement
La mécanique du clip : un fait d'expérience réel et émouvant (les mots des élèves) qui sert de véhicule à une explication causale contestée (LFI). Le témoignage est fort — des collégiens nés en France qui décrivent leur pays comme ennemi, c'est le constat central de son livre et un vrai sujet social. Mais l'attribution « ça vient de la France insoumise qui domine l'éducation nationale » saute du constat à la cause sans chaîne intermédiaire — et c'est précisément là que le clip devient une arme politique plutôt qu'une observation. À noter : l'échange le montre — Eugénie Bastié s'étonne elle-même (« Vous dites que… ? »), le Figaro garde la main éditoriale sur ce qui est mis en avant. Pour le citoyen : retenir le constat (des élèves rejettent la France, documenté par plusieurs sources), examiner la cause (contestée, politique), et ne pas les confondre. Le vrai scandale vérifiable n'est ni LFI ni les syndicats : c'est que des jeunes français en viennent à voir leur pays comme un adversaire — Souleimane, lui, a fui un régime qui tuait ses concitoyens et décrit cette ironie dans son livre.
Perspectives
(1) La sortie de Les Héritiers de la haine (Plon) et sa réception — le livre étend le témoignage aux enquêteurs. (2) La réponse de LFI, qui a déjà utilisé le terrain judiciaire contre l'auteur (référé perdu) — d'autres actions sont possibles à la sortie du livre. (3) Le débat documenté sur la politisation réelle de l'école : les travaux sérieux existent, ils nuancent toutes les thèses radicales. (4) L'épisode complet avec Iannis Roder (Club Figaro Idées 17/09) — la version longue vaut plus que le clip promo.
Source & crédit
@lefigaro — TikTok
« Souleimane au Figaro : « raciste, sale, violences policières » — les 3 mots que les élèves utilisent pour la France. Témoignage réel (ateliers depuis 2020), mais « LFI domine l'éducation nationale » = sa thèse, pas un fait. Décryptage VIGILANT. »
Source originale : https://www.tiktok.com/@lefigaro/video/7686797670052072736